Je vous parlerai prochainement des films américains en compétition de ce Champs-Elysées Film Festival 2014 en faisant un bilan de cette sélection mais, en attendant, je tenais à revenir sur l’évènement d’hier, que dis-je, le moment de magie qui a suspendu le vol du temps et de la réalité, hier : la master class de Bertrand Tavernier. Quiconque l’a déjà entendu sait qu’il n’existe pas de cinéaste plus érudit, passionnant et passionné (c’est mon cas, je garde le souvenir inoubliable de sa présentation d’un western au Festival Lumière de Lyon). J’étais donc impatiente de l’entendre pour cette master class et je n’ai pas été déçue…

La master class était précédée de la projection de « La mort en direct » que je découvrais pour la première fois hier. Et quelle découverte !

Un futur proche. La science a réussi à vaincre la plupart des maladies. Katherine Mortenhoe ( Romy Schneider), écrivain (qui tire son inspiration d’ un ordinateur qui n’a rien à envier au logiciel de « Her »), apprend qu’elle est atteinte d’une maladie incurable et qu’il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Elle est contactée par une chaîne de télévision qui souhaite la filmer pour son émission « La Mort en direct ». Refusant l’offre, elle sera filmée à son insu par Roddy ( Harvey Keitel), un cameraman, grâce à une caméra implantée dans son cerveau.

Ce qui frappe d’abord, c’est à quel point ce film sorti en 1980 est (tristement) visionnaire. Cette société voyeuriste dans laquelle l’imaginaire n’a plus  sa place, où la mort est « la nouvelle pornographie » (dernier tabou, qui doit demeurer cachée –pléonasme, j’en conviens-), cette télévision cynique (« Dans la télé que tu fais, tout est important et rien ne compte ») prête à tout pour de l’audience ressemblent furieusement aux nôtres. Tout est résumé dans ce titre terrifiant.

Bertrand Tavernier, dans ce film (coécrit avec David Rayfiel, d’après le roman The Continuous Katherine Mortenhoe, or The Unsleeping Eye de David Compton), à l’inverse de la télévision dont il dépeint l’obscénité fait preuve d’énormément d’empathie, de délicatesse vis-à-vis de ses personnages ne montrant jamais les scènes dont cette télévision poubelle se délecte. Sa caméra se fait aussi douce et caressante que celle de l’émission « La mort en direct » est avide, carnassière, impudique.

 Le personnage de Katherine n’est jamais larmoyant mais combattif et fier. Romy Schneider est une fois de plus parfaite pour incarner la force, la vigueur, la révolte de cette femme pleine de vie à tel point qu’elle donne la sensation que personne d’autre qu’elle n’aurait pu interpréter ce rôle.

Le film a été tourné à Glasgow, dans un décor intemporel, grisâtre, ce qui rajoute à l’impression de contemporanéité.

Plus de vingt ans avant son apparition, Bertrand Tavernier signe un film d’anticipation qui, avant son éclosion, évoque toute la perversité de la télé-réalité (de manière d’autant plus brillante que le spectateur du film se retrouve lui aussi dans la situation du spectateur de « La mort en direct ») avec une acuité étonnante. Le film n’est pas que cela, c’est aussi une très belle histoire d’amour(s) non dénuée d’humour (dialogues remarquables comme ce dialogue final, finalement une scène d’amour dans laquelle le mot n’est jamais prononcé :

« -Tu es devenu passionnément paresseux

-Oui, et ça n’a pas été facile ».)

Un film qui, s’il sortait aujourd’hui, semblerait encore d’une étonnante modernité, porté par l’intelligence de la réalisation, la malice de l’écriture (par exemple, à la fin du film, le personnage joué par Max von Sydow raconte le destin de Robert De Bauléac, un compositeur médiéval dont il écoute une oeuvre. Bertrand Tavernier a raconté hier que, lors de la sortie du film,  des mélomanes en cherchèrent des copies…introuvables. Et pour cause! En effet, Robert de Bauléac  n’a jamais existé et a été totalement inventé, la composition étant celle d’Antoine Duhamel,  auteur de la bande musicale de La Mort en direct) , et des acteurs incandescents. Un film effroyablement visionnaire qui apporte une pierre de plus à l’éclectique édifice qu’est l’incroyable filmographie de Bertrand Tavernier.

Master class

 (vous trouverez quelques vidéos de la master class ci-dessous, d’autres s’y ajouteront bientôt.)

Extraits de la master class (devant une salle conquise).

Avant la projection, la présidente du festival, Sophie Dulac, est venue justifier l’absence de Bertrand Tavernier : coprésident (assidu) du festival 2014 avec Jacquelin Bisset (qui l’est tout autant, intervenant par exemple pour dire qu’elle trouve un film en compétition, Fort bliss, « formidable » lors du débat d’après film et également présente lors de la projection de « La mort en direct »), ce dernier ayant tenu à présenter lui-même les classiques projetés dans le cadre du festival. Il présentait ainsi « Le jour se lève » tandis que commençait « La mort en direct ». Vous pourrez d’ailleurs retrouver mon analyse de ce classique de Marcel Carné à la fin de cet article.

A propos de « La mort en direct » :

Bertrand Tavernier explique que le film se situe dans pays anglo-saxon car il lui semblait « impossible que cela arrive en France avec la notion de service public. »

 Pour la scène finale (interprétée remarquablement par Max Von Sydow),  il raconte avoir pensé à Delon qui, avec « énormément de classe », avait décliné l’offre car estimant que cela  « mettrait le spectateur sur une mauvaise piste » et « nuirait au film. »

A propos de ses films en général et de ses autres films :

 « Certaines choses que je ne comprenais pas dans la vie, je les comprenais quand je commençais à travailler dessus pour un film. « 

« Je ne fais pas au personnage ce que je ne veux pas qu’on lui fasse « .

 « Une des grandes fiertés que j’ai est de passer de « Dans la brume électrique » à « La princesse de Montpensier » à « Quai d’Orsay » avec 3 types d’acteurs différents.

 « Je veux me coltiner le monde. »

« Tous mes films, la plupart, personne d’autre ne voulait les faire. C’étaient des batailles. Que la fête commence a été refusé par tous les distributeurs. Le tournage de « Coup de torchon », de « La vie et rien d’autre » a été sublime ».  « L’appât a été un tournage formidable. »

  » Mes films ne sont pas des coups de gueule mais en état d’admiration pour les personnages qui résistent ».

 « Je fais des films parce que je suis éperdue d’admiration devant mes personnages. »

A propos de « Quai d’Orsay » et de la politique :

« Quai d’Orsay est ironique et critique mais aussi positif sur les personnages. Ne se veut pas en état de dérision sur les personnages. »

« Je n’ai que des souvenirs de fou rire sur Quai d’Orsay ».

« Ce qui compte finalement… un homme politique ne peut être jugé que sur les résultats, pas sur les bons mots, les qualités ou les défauts. Le discours de l’ONU est un des moments où j’ai été content d’être français « .

A propos de ses projets :

  » Je viens de faire 142 textes sur des films muets. « 

«  Je travaille sur 100 ans de cinéma Américain « .

« Je travaille sur un film sur le cinéma français, une déclaration d’amour au cinéma français « .

 A propos de sa passion pour le cinéma américain :

« Les gens n’écrivaient pas sur le cinéma Américain « ,  » pour un critique il y avait une place à prendre. J’ai pris les films abandonnés par le reste de la rédaction, car il y avait une défiance à l’encontre des USA. Il a fallu que Truffaut se batte pour faire reconnaître Hitchcock comme auteur. »

Vidéos:

A propos du film de Marcel Carné « Le jour se lève », de John Ford…

A propos de « La mort en direct » (à venir, vidéo en téléchargement)

A propos de Romy Schneider (à venir, vidéo en téléchargement)

A propos d’Harvey Keitel (ceci n’est qu’un extrait d’un long passage sur Harvey Keitel dont il a parlé avec autant d’humour que d’admiration, il a également évoqué à quel point il avait été ému, aux larmes, quand, au Festival Lumière de Lyon, l’acteur avait tenu à lui rendre un hommage improvisé et à dire que c’était une des deux personnes les plus importantes de sa vie. Il a également évoqué la mésentente entre les deux acteurs.)

Analyse : « Le jour se lève » de Marcel Carné: la fin d’une Grande illusion

Pour Mitry, le film phare du réalisme poétique n’était pas le Quai des Brumes mais Le jour se lève qui marqua indéniablement les esprits surtout par sa construction singulière qui, a posteriori, en fait une œuvre particulièrement clairvoyante et un constat désespéré sur son époque.

 

Le constat désespéré de la fin d’un monde

 

A la recherche d’un scénario qui pourrait reformer le trio qu’il formait avec Gabin et Prévert ; Carné est enthousiasmé par un synopsis de Jacques Viot et surtout par le procédé de narration que celui-ci a l’intention d’utiliser et qui comprend trois longs retours en arrière et une structure dramatique respectant la règle des trois unités. Il trouvait en revanche que l’histoire était assez inconsistante. Au final ce sera celle de François (Jean Gabin) assassin de son rival Valentin (Jules Berry), un ignoble dresseur de chiens. François est assiégé dans sa chambre par la police et il revoit en une nuit les circonstances qui l‘ont conduit au crime. François est un ouvrier sableur, enfant de l’Assistance publique qui s’éprend d’abord de Françoise (Jacqueline Laurent), une petite fleuriste, elle aussi de l’Assistance. Il apprend ensuite que Valentin a sans doute été l’amant de Françoise, celui-ci se vantant de l’avoir séduite pour se venger de François. Il rencontre Clara (Arletty), l’ancienne et sulfureuse maîtresse de Valentin dont il tombe également amoureux et que celle-ci préfère à Valentin. François remonte son réveil pour aller travailler. Valentin vient le provoquer chez lui. Le réveil ne sonnera plus l’heure du travail mais l’heure de la mort comme il aurait pu sonner l’heure inéluctable de la guerre. La police fait évacuer la place et lance des bombes lacrymogènes dans l’appartement, mais François s’est déjà tiré une balle dans le cœur. Le film est sorti le 17 juin 1939, c’est-à-dire quelques semaines seulement avant la guerre.

Le désenchantement du film semblait anticiper sur la déception amère qui submergea la France à la veille du second cataclysme mondial. Comme le destin tragique des personnages scellé par l’armoire mais aussi scellé par le compte à rebours du réveil, le destin tragique de la France semble être scellé. La fin du film en devient donc d’autant plus symbolique : les policiers donnent l’assaut contre François et laissent un espace vide que parcourt un aveugle qui hurle, ne comprenant pas ce qui se passe. L’euphorie du Front Populaire est chassée par la guerre comme les ouvriers par la police, et la succession et le contraste de ces deux évènements diamétralement opposés sont si soudains que le spectateur de l’époque ne comprend pas non plus ce qui se passe. L’innocent est condamné au suicide. Il n’y a plus d’espoir. Il n’y a plus d’avenir. D’ailleurs avant même le générique tout espoir est banni : « Un homme a tué … , enfermé ,assiégé dans une chambre .Il évoque les circonstances ,qui ont fait de lui un meurtrier. » François n’a plus d’espoir. La France n’a plus d’espoir. Le prénom du personnage même semble insister sur la métaphore du désespoir connu alors par l’Etat qui voit la guerre comme un avenir inévitable. Dans cette optique les dialogues prennent alors une étrange résonance. Ainsi lorsqu’un gendarme répond à une voisine inquiète « Mais vous ne courez aucun danger madame » et qu’on lui répond « On dit ça, on dit ça » on songe autant à la situation inquiétante de la France qu’à celle de François. D’autres répliques font ainsi écho à celle-ci : « On dirait que tout le monde est mort », « vous êtes nerveux parce-que vous êtes inquiet et vous êtes inquiet parce qu’il y a des choses qui vous échappent. » Son destin échappe à François comme le destin de la France lui échappe et il s’évanouit dans un dernier cri de désespoir : « François, mais qu’est-ce qu’il a François, y a plus de François, il est mort François. »Cette menace semble être davantage encore mise en exergue par des répliques qui rappellent les idéaux du Front Populaire si proche et pourtant si lointain comme « Le travail c’est la liberté puis c’est la santé. » ou encore les paroles d’Arletty : « la liberté, c’est pas rien. » Ces idéaux sont encore symbolisés par la solidarité dont les amis de François font preuve à son égard. Cette dichotomie entre une France encore marquée par cette euphorie mais néanmoins consciente du danger qui la menace pourrait se résumer dans cette réplique de Françoise à propos de l’ours en peluche qu’elle compare à François : « vous voyez il est comme vous, il a un œil gai et l’autre qui est un petit peu triste », comme la France partagée entre les réminiscences de la gaieté de 1936 et la tristesse suscitée par le danger imminent.

 

Une innovation formelle : une homologie esthétique entre la forme et le fond

 

Ainsi, pour Mitry, la raison de la réussite du film n’en tient pas essentiellement à l’histoire, ni à l’interprétation mais à ce que « le scénario , entièrement bâti sur un retour en arrière construit une structure narrative parfaitement adéquate à son contenu .Le flash back n’est plus un flash back plus ou moins judicieusement utilisé pour faire avancer l’histoire mais il devient la figure de style en quoi une homologie esthétique s’instaure entre la forme et le fond , ce à quoi fort peu de films sont parvenus (Citizen Kane de Welles , Vivre de Kurosawa , 8 ½ de Fellini, Providence de Resnais). » Sans sa construction singulière le film aurait peut-être été noyé dans le flot de ceux du réalisme poétique mais sa construction, son scénario original de Jacques Viot, l’adaptation et les dialogues de Prévert, en ont fait pour beaucoup « le chef d’œuvre du réalisme poétique. »C’est donc la première fois en France qu’on construit entièrement une histoire sur le principe du retour en arrière même si le procédé n’était pas entièrement nouveau puisque Renoir l’avait aussi utilisé dans Le crime de Monsieur Lange, le cinéma muet utilisant également quelques incursions dans le passé de ses personnages, il apparaît néanmoins ici comme novateur. Ce procédé a bien sûr été immortalisé par un mythique film américain, en 1941 : Citizen Kane d’Orson Welles. Ce procédé paraissait alors tellement novateur, que le distributeur, craignant une réaction négative du public, par mesure de précaution, avait fait précéder le générique du Jour se lève d’un « carton »destiné à expliquer à un public supposé trop ingénu le fonctionnement du « retour en arrière » même si ce procédé avait déjà été utilisé dans un film américain : The power and the glory écrit par Preston Sturges et réalisé par William K.Howard en 1933. Cette innovation du flash back et de ce film qui se déroule donc en une nuit, du meurtre à l’assaut de la police n’est pas la seule contenue dans Le jour se lève. Il était également audacieux de montrer un ouvrier sur les lieux de son travail, en l’occurrence François dans l’exercice de sa profession de sableur, ce qui était jusqu’alors considéré comme ennuyeux et donc susceptible de lasser le public. Des ouvriers ont donc été mis en scène et ne l’ont été auparavant que dans Toni(1934) et La vie est à nous (1936), encore invisible. Il sera ainsi qualifié de « huis clos prolétarien ». Rarement en effet le cadre de vie de la population ouvrière aura été décrite avec autant de précision, le travail de François n’étant pas un simple cadre mais aussi au centre de certains dialogues, celui-ci évoquant : « le chômage…ou bien le boulot. Ah ! J’ai fait des boulots, jamais les mêmes, toujours pareils…La peinture, le pistolet…ou bien le minium…Pas bon non plus le minium…le sable…et la fatigue…la lassitude ». Si les décors paraissent au premier abord réalistes, une observation plus minutieuse permet de constater qu’ils ne sont pas dénués d’expressionnisme à l’exemple de l’immeuble de François démesurément vertical et situé à côté d’un réverbère presque aussi haut que lui. Trauner, le décorateur, avait ainsi insisté pour que le personnage soit isolé, loin et très haut et donc pour que l’immeuble fasse cinq étages et que François soit en haut de celui-ci. Le producteur menace de se suicider quand Carné annonce que cet immeuble fera cinq étages et sera construit aux studios de Joinville mais le réalisateur finira par obtenir gain de cause. Le remake américain de Litvak de 1947 prouve d’ailleurs à quel point fut judicieux. Le protagoniste s’y trouve en effet au deuxième étage, ce qui fait perdre toute sa force à ces scènes. Malgré toutes les précautions du distributeur le film fut jugé déconcertant par le public, pourtant il fut reconnu tout de suite comme un chef-d’œuvre dont l’envoûtement résulte d’un ensemble : les leitmotiv musicaux de Maurice Jaubert et qui accompagnent les lents fondus enchaînés, la lumière de Curt Courant et le décor de Trauner alliés aux dialogues de Prévert et au jeu de contrasté de Gabin qui murmure différemment avec Françoise ou Clara et qui crie face au cynisme de Berry. Pour Bazin, ainsi on « y éprouve le sentiment d’un parfait équilibre, d’une forme d’expression idéale : la plénitude d’un art classique » ou encore René Lehmann dans L’intransigeant en 1939 c’est « un film extrêmement attachant et fort, dont on n’aimera peut-être pas la substance mais qu’on ne pourra pas s’empêcher d’admirer. » ou encore dans La Lumière Georges Altman écrivit en 1939 : « mais c’est là une œuvre d’art sans défaillance ni concession ». Le jour se lève étant considéré comme le chef d’œuvre du réalisme poétique, on lui imputera donc les défauts ultérieurement reprochés à ce mouvement, le trouvant trop « fabriqué » ou même que le symbolisme était « de pacotille » et la mise en scène « rudimentaire ». Le réveil qui sonne au dénouement du film pour appeler l’ouvrier mort au travail est peut-être jugé « de pacotille » mais le pessimisme du film et justement ce symbolisme témoignent de l’état d’esprit de l’époque avec une étonnante lucidité. Il est vrai que dans ce film rien ne semble laissé au hasard. Tous les objets ont leur signification et constituent même des personnages du film concourant à cette impression que le dénouement tragique est inéluctable. L’ours en peluche, la broche, les photos, les boyaux de vélo, tout va prendre peu à peu une signification. Ainsi Bazin en a fait une analyse détaillée lui permettant de dresser un véritable portrait anthropomorphique de François et en démontre l’utilisation dramatique et le rôle symbolique en fonction du caractère du personnage de François ,le fait qu’il prenne par exemple bien soin de faire tomber dans le cendrier la cendre de cigarette qui macule le tapis de la chambre : « Tant de propreté et d’ordre un peu maniaque révèle le côté soigneux et un peu vieux garçon d’un personnage et frappe le public comme un trait de mœurs ». L’armoire joue alors un rôle central :« Cette armoire normande que Gabin pousse devant la porte et qui donne lieu à un savoureux dialogue dans la cage d’escalier entre le commissaire et le concierge(…).Ce n’est pas la commode ,la table ou le lit que Gabin pouvait mettre devant la porte .Il fallait que ce fut une lourde armoire normande qu’il pousse comme une énorme dalle sur un tombeau .Les gestes avec lesquels il fait glisser l’armoire , la forme même du meuble font que Gabin ne se barricade pas dans sa chambre :il s’y mure. »

A lire également: mon compte rendu de l’ouverture et du premier jour du Champs-Elysées Film Festival 2014

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Sandra Mézière

Blogueuse et romancière. Passionnée, avant tout. Surtout de cinéma et d'écriture. Diplômée en droit, sciences politiques, médiation culturelle (mémoire sur le cinéma avec mention TB) et d'un Master 2 professionnel de cinéma. 15 fois membre de jurys de festivals de cinéma (dont 10 sur concours d'écriture). 21 ans de pérégrinations festivalières. Blogueuse depuis 13 ans. Je me consacre aujourd'hui à ma passion, viscérale, pour le cinéma et l'écriture par l'écriture de 7 blogs/sites que j'ai créés ( Inthemoodforfilmfestivals.com, Inthemoodforcinema.com, Inthemoodfordeauville.com, Inthemoodforcannes.com, Inthemoodforhotelsdeluxe.com, Inthemoodforluxe.com... ), de romans, de scénarii et de nouvelles. en avril 2016, a été publié mon premier roman au cœur des festivals de cinéma, aux Editions du 38: "L'amor dans l'âme". Pour en savoir plus sur mon parcours, mes projets, les objectifs de ce site, rendez-vous sur cette page : http://inthemoodforfilmfestivals.com/about/ et pour la couverture presse sur celle-ci : http://inthemoodforfilmfestivals.com/dans-les-medias/ . Je travaille aussi ponctuellement pour d'autres médias (Clap, Journal de l'ENA, As you like magazine etc) et je cherche également toujours à partager ma passion sur d'autres médias. Pour toute demande (presse, contact etc) vous pouvez me contacter à : inthemoodforfilmfestivals@gmail.com ou via twitter (@moodforcinema, mon compte principal: 5200 abonnés ). Vous pouvez aussi me suivre sur instagram (@sandra_meziere).

(3) Readers Comments

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