
Retrouvez également cet article sur mes sites http://inthemoodlemag.com et http://inthemoodforcinema.com . Je n’ignore pas que le nom de ce site est In the mood for film festivals mais comme il est dans cet article autant question de cinéma que de littérature, vous pourrez également suivre sur ce site mes pérégrinations au Salon du Livre de Paris 2014.
A l’occasion du Salon du Livre de Paris 2014 (21-24 mars 2014) auquel je participerai cette année accréditée en tant qu’ « auteur en dédicaces » (écrit-elle en masquant mal son exaltation et s’exprimant à son sujet à la 3ème personne du singulier pour l’occasion prise d’une crise subite d’immodestie aussi vaine qu’heureusement passagère) ET en tant qu’accréditée presse (autant vous dire que ce salon n’aura aucun secret pour moi et que cela me permettra d’en explorer tous les recoins, ce dont je profiterai allègrement), je débute aujourd’hui une série d’articles consacrés à ma passion (dévorante) pour l’écriture, à la littérature et au Salon du Livre. Dans ce premier épisode, je vous raconte comment a débuté cette belle aventure avec mon éditeur Numeriklivres.


Le Brasier, Les Orgueilleux et Ombres parallèles

Février 2013. Deux nouvelles improbables. L’une terrible. Un choc. L’autre particulièrement réjouissante. Je n’ai finalement appréhendé l’une et l’autre que bien plus tard. Et surtout, la première a totalement éclipsé la seconde. Cet email que l’on ose espérer et qui vous annonce que vous allez être publié. Cet email que je n’attendais pas, plus. Cette nouvelle était pour moi d’autant plus improbable que ce fut mon unique envoi à un éditeur pour ce texte, « Le Brasier », adapté de mon scénario éponyme en quelques jours pour un concours d’écriture. Une histoire de crime et d’amour empreinte de mensonges et de mythologie dans un pays que j’aime passionnément : la Grèce. L’histoire se déroule en effet dans une île des Cyclades ravagée par un incendie.
Un soir de bienheureux ennui, après quelques recherches de sites acceptant les envois de manuscrits, j’étais tombée sur le site de Numeriklivres dont j’avais lu quelques ouvrages et apprécié le travail de mise en valeur des romans (qui ne s’est pas démenti par la suite, comme le démontrent les campagnes à l’image de celles ci-dessous, au passage découvrez ici la nouvelle collection « Coup double » qui vous offre 2 fois plus de lecture numérique dans laquelle vous retrouverez mon recueil « Ombres parallèles »). Je me suis dit : « pourquoi pas », envoyant mon manuscrit comme on laisserait voguer une bouteille à la mer. Sans espoir de retour. Puis, j’ai oublié. Vous imaginez donc quelle fut ma surprise (certes à retardement) en recevant l’email m’annonçant que je serais publiée.



En mai, ce fut au tour de mon roman « Les Orgueilleux » d’être publié (également une adaptation d’un scénario éponyme que j’avais écrit, depuis des années dans mes tiroirs, enterré parce qu’on m’avait fait miroiter la production qui périclita finalement pour d’obscures raisons) qui se déroule dans le cadre du Festival du Cinéma Américain de Deauville, une histoire d’amour et de vengeance dont l’orgueil est l’implacable et singulière arme.

Et enfin, les Editions Numeriklivres ont publié mon recueil de 13 nouvelles romantiques et cruelles sur le cinéma « Ombres parallèles ».
Entre-temps, j’ai aussi participé au « Plaidoyer pour le lire », un ouvrage collectif et gratuit de Numeriklivres.

« Le Brasier » a été publié dans la collection « Romance ». « Les Orgueilleux » et « Ombres parallèles » ont été publiés dans la collection e-LIRE définie ainsi par Numeriklivres : « La collection e-LIRE, une collection dont on a voulu faire un écrin. Un écrin ouvert sur des bijoux littéraires, des écritures fortes, étonnantes, qui vous renversent, vous retournent, vous roulent comme des vagues furieuses et vous bercent à la fois comme la marée peut se faire douce, à nous laisser regarder l’immuabilité de l’eau qui va et vient. Des écritures qui donnent vie à nos vies intérieures, à nos combats dérisoires comme à nos croisades héroïques, portent un regard parfois violent sur la société, telle qu’elle nous englobe ou nous rejette, telle qu’on la vit au quotidien. »

Quel bonheur que de pouvoir donner à lire des textes que j’avais pris tant de plaisir à écrire, à ciseler, en jonglant avec les mots, avec la réalité et la fiction (en particulier pour les deux derniers), avec les destins aussi. « Les Orgueilleux » et « Ombres parallèles » sont en effet des fictions inspirées de mes vingt années de singulières et palpitantes pérégrinations cinématographiques dans les festivals de cinéma, un univers dans lequel la frontière entre cinéma et réalité, cinéma et MA réalité, est souvent si fragile et étanche.
Depuis treize ans, j’ai ainsi gravi maintes et maintes fois les célèbres marches du plus grand et prestigieux festival de cinéma au monde dans le cadre duquel se déroulent plusieurs nouvelles du recueil. Je les sais aussi fascinantes et majestueuses que masquant de nombreuses illusions perdues. Je suis allée dans tous ces festivals qui servent de cadres à ces treize nouvelles. Toujours éblouie, mais désormais lucide aussi sur les travers et les faux-semblants, les masques dont se parent certains.

Ces « Ombres parallèles » sont celles du cinéma mais aussi celles de destins qui se croisent, se frôlent, parfois se manquent. Les parallèles ne se rejoignent jamais, dit-on, alors ces treize histoires d’amour qui s’esquissent s’achèvent ainsi souvent dans le mystère, le drame, le crime et laissent toujours une place à l’espoir et à votre imagination, cher lecteur. Treize histoires de passions cinématographiques et amoureuses à la fois romantiques et cruelles, des histoires de destins qui se croisent dans les coulisses du septième art.
Romantiques et cruels, je réalise d’ailleurs que c’est sans doute le trait commun à mes trois ouvrages, et une définition qui me plait assez.
Naissance d’une première passion : le cinéma

J’ai eu accès très jeune à cet univers qui était pourtant au départ si étranger au mien, qui me fascinait, m’intriguait, m’intimidait aussi. Bien sûr, la passion pour le cinéma a toujours été là, en découvrant, petite fille encore, chaque soir, lorsqu’il n’y avait pas école le lendemain, avec mon père qui m’a transmis cette passion, des films de Melville, Sautet, Truffaut, Hitchcock, Visconti, Carné, Ford, Chaplin et tant d’autres, rêvant, rêvant beaucoup, surtout de cinéma, déjà passionnée de littérature, m’y noyant même, très et trop tôt sans doute, ces lectures annihilant ainsi déjà la barrière entre fiction et réalité, passionnée d’écriture aussi, me rêvant écrivain, et osant pourtant encore à peine (me) l’avouer aujourd’hui que j’ai l’immense joie d’être publiée.
Je songeais avec envie au don inestimable de l’écrivain car mille êtres à la fois et possédant ce pouvoir inestimable de se laisser aller à l’ivresse des mots enchaînés, précis et incisifs, car dictés par le plus beau des pouvoirs : l’imagination qui permet de donner vie à des personnages, de s’y substituer, de faire de la vie un art sans temps mort qui ne redoute et que ne rebutent ni la passion ni les sentiments exaltés ni les rêves impossibles, l’imagination qui permet de se perdre avec délice dans une confusion délicieuse et délictueuse entre fiction et réalité, et de devenir, par la magie indicible des mots, le personnage de son roman ou de ceux des autres.
Un peu plus tard, pour m’évader et me distraire d’études de droit puis de sciences politiques aussi sérieuses que passionnantes, j’ai pris l’habitude de tenter des concours d’écriture qui permettaient aux lauréats de devenir membres de jurys de festivals de cinéma, jurys de cinéphiles ou même parfois de « professionnels de la profession». Et j’ai gagné. A chaque fois ou presque. Cela devenait un défi. Un jeu exaltant. Au total, une dizaine d’expériences de jurée dans des festivals de cinéma qui ont renforcé ma passion pour le cinéma.
Les mots qui sauvent
La littérature a toujours été mon évasion. Ma respiration. Enfant, je m’y évadais, je m’y réfugiais et mes amis s’appelaient Rastignac, Gatsby, Félix de Vandenesse, Julien Sorel, Solal, Mme Bovary, Georges Duroy, Dorian Gray, Martin Eden (pas tous recommandables, j’en conviens). Avec eux, la vie était soudain exaltante et tumultueuse, parfois cruelle, jamais médiocre. Je pensais à Truffaut pour qui « il n’y a pas de temps mort, pas d’embouteillages dans les films » tout comme dans les nombreux romans (souvent balzaciens) dans lesquels je m’évadais éperdument.
L’écriture est pour moi une passion viscérale. Une journée sans écrire est incomplète, imparfaite, voire vaine que ce soit sur mes 7 sites internet et blogs, épisodiquement dans d’autres médias (bientôt à nouveau dans la presse écrite) ou des nouvelles ici et ailleurs. L’écriture a changé beaucoup de choses dans ma vie aussi. C’est grâce à des concours d’écriture que j’ai changé de voie et les festivals de cinéma qu’ils m’ont permis de vivre furent des expériences bien souvent plus irréelles que d’invraisemblables fictions et qui ont exacerbé mon autre passion, pour le cinéma.
Aujourd’hui, je regarde, interdite, les centaines de livres dans la bibliothèque paternelle, orphelins, comprenant tout juste encore l’inconcevable première nouvelle de février 2013. Aujourd’hui, je pense que les mots peuvent sauver. Ceux des autres et ceux avec lesquels je noircis des pages et des pages. J’ai hâte de vous les donner à lire. Deux romans en cours et entre-temps un sujet sur lequel je me suis mise à noircir d’autres pages et qui pourrait bien donner lieu à un autre roman: le deuil. Parce que notre époque carnassière et intransigeante zappe tout, y compris cela, a fortiori cela, que cela me révolte, me dévore, et m’inspire (un peu:)). Mais c’est un autre sujet. En tout cas, les sujets d’inspiration ne manquent pas et j’enrage de ne pas avoir des journées de 48 heures que je pourrais consacrer entièrement à l’écriture. Mais je préfère laisser le temps au temps afin de vous donner à lire des écrits qui me ressemblent réellement. Mais en attendant, vous pouvez toujours lire « Le Brasier », « Ombres parallèles », « Les Orgueilleux », mes sites et parfois quelques nouvelles sur cet autre site.
Salon du Livre de Paris

C’est tout ce à quoi je penserai vendredi au Salon du Livre dans les travées duquel je déambulais chaque année, rêvant d’être de l’autre côté et d’être ce que je serai cette année: un auteur publié. Et ce que je me réjouis d’être. Et même si certains s’obstinent à me demander quand je serai publiée « en papier », je m’obstine aussi de mon côté. Je suis publiée en numérique et fière de l’être. Pour de nombreuses raisons : la disponibilité sans limites de lieu et de temps des ouvrages mais aussi pour la curiosité de ces nouveaux éditeurs qui donnent leur chance à de nouveaux auteurs inconnus et sans recommandations, contrairement aux autres qui, dans leur large majorité, vous demanderont d’être recommandés et prendront rarement la peine de vous lire si vous êtes d’illustres inconnus et par conséquent encore moins de vous donner votre chance.
En attendant, je vous donne rendez-vous au Salon du Livre les 21, 22 et 23 mars, tous les après-midis. Comme la question revient souvent : mais comment dédicacer des ouvrages numériques ? Je vous invite à lire l’article de Numeriklivres qui vous explique en quoi consisteront ces dédicaces anticonformistes. Je me réjouis de partager ce moment avec mes collègues, de connaître mes lecteurs potentiels (vous pouvez vous inscrire à l’évènement Facebook pour avoir toutes les informations sur ma présence au Salon du Livre, ici). En numérique ou en papier. Pour moi, pas de différence et même une valeur ajoutée. Si vous voulez vous en convaincre venez sur le stand E 19 du Salon du Livre de Paris 2014.

Je serai au Salon dès l’inauguration qui aura lieu jeudi prochain à 17h. Je vous la relaterai dans le deuxième épisode. A suivre… En attendant, je terminerai par la citation qui ouvre mon roman « Les Orgueilleux » empruntée à celui qui reste pour moi le plus grand : Balzac.
« Beaucoup d’hommes ont un orgueil qui les pousse à cacher leurs combats et à ne se montrer que victorieux »
LIENS:
Le site des Editions Numeriklivres, c’est ici.
Vous pouvez également trouver leurs ouvrages publiés dans les librairies suivantes et bien d’autres et les suivre sur twitter (@Numeriklivres) et sur Facebook.
















