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Un mois après le Festival du Cinéma Américain de Deauville, me voilà repartie pour une autre destination au charme paradoxalement joyeusement mélancolique…cela tombe bien, dans le film qui a remporté le plus de prix, il était justement question de paradoxes…

Pour la 2ème année consécutive, j’ai ainsi eu le plaisir de retourner à Saint-Jean-de-Luz pour le Festival International des Jeunes Réalisateurs qui, comme son nom l’indique (partiellement), a pour (réjouissant) principe de projeter des premiers et deuxièmes films de jeunes (du moins dans leurs carrières) cinéastes. Pour qu’un festival soit réussi, il faut plusieurs ingrédients : d’abord et avant tout une belle sélection, ensuite un bon accueil, une atmosphère conviviale, des organisateurs cinéphiles (l’enthousiaste journaliste réalisateur Patrick Fabre est le directeur artistique du festival et anime les débats, souvent passionnants, d’après films) et éventuellement un lieu agréable. En l’espèce, tous les ingrédients étaient réunis (et je sais de quoi je parle pour avoir vu TOUS les films de la sélection, je ne vous parlerai ici que de ceux qui m’ont le plus marquée), sans doute la recette du succès de cette 17ème édition qui a rassemblé plus de 4500 spectateurs, peu si on compare à de « grands » festivals mais un nombre conséquent pour un festival dont les projections (très souvent complètes) se déroulent presque toujours dans une seule salle, celle DU cinéma de Saint-Jean-de-Luz, le très agréable Sélect.

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Les 10 films en compétition étaient particulièrement divers dans leurs styles même si s’en dégageaient des thématiques communes : le poids de la religion et des traditions, parfois leurs contradictions, la maladie (physique ou mentale), le deuil, et souvent une forme d’enfermement (dans la religion, la prison, la guerre, la solitude). Des sujets lourds certes mais traités souvent avec dérision, par l’absurde, la poésie et en tout cas la plupart du temps avec beaucoup de sensibilité.

Le festival a commencé par un moment d’émotion avec l’hommage à un habitué du festival (Claude Pinoteau) rendu par un autre habitué du festival (Georges Lautner) qui l’y accompagnait chaque année et qui a déclaré : «  Chaque année on venait ensemble à Saint-de-Luz. Mais ce matin j’ai pris l’avion sans lui. Je suis un peu bouleversé. Au-delà de ses films formidables qui ont tant fait pour le cinéma populaire, c’est l’homme que j’aimais. Ensemble, on était heureux. Nous aimions les longues marches sur la plage, les découvertes gastronomiques. Et nous aimions défendre avec passion ce jeune cinéma et être aux côtés de ces gens de Saint-Jean-de-Luz qui se battent pour les jeunes réalisateurs. C’est le côté humain que je veux mettre en avant plus que le cinéaste dont chacun connaît les grandes qualités ».

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Le palmarès a couronné les meilleurs films de cette édition avec, néanmoins, un oublié : « Le voyage de Monsieur Crulic » de la cinéaste Roumaine Anca Damian, un film atypique qui mêle fiction, animation, documentaire et qui a d’ailleurs récolté de nombreux prix en festivals de cinéma. C’est l’histoire de Crulic racontée d’outre-tombe par son protagoniste mort à 33 ans dans une prison polonaise après avoir été injustement accusé de vol et après avoir effectué une grève de la faim pour alerter les autorités. La dureté du récit qui donne d’autant plus froid dans le dos qu’il est inspiré d’une histoire vraie, la cruauté des injustices subies par Crulic sont contrebalancées par la poésie de la réalisation et le choix de la forme, le récit en voix off d’une sombre ironie qui instaure une salutaire distance sans pour autant perdre en force, exacerbant même le sentiment de révolte suscité par l’injustice meurtrière vécue par Crulic, et s’achevant par la vision d’une beauté déchirante d’une âme qui s’envole . La réalisatrice a expliqué que, après avoir vu « Hunger », il lui paraissait impossible de faire aussi bien par le biais de la fiction, d’où ce choix de ce judicieux mélange des genres, et essentiellement de l’animation.  C’est l’acteur roumain Vlad Ivanov qui prête sa voix au personnage de Crulic alternant avec Sandrine Bonnaire…et cela tombe bien puisque c’est cette dernière qui signe le bouleversant « J’enrage de son absence » qui, lui, en revanche, figure au palmarès du festival, son interprète masculin principal William Hurt ayant obtenu le prix d’interprétation amplement mérité tant sa prestation est rare et bouleversante dans ce film. C’est son jeune partenaire dans le film, Jalil Meheni, qui est venu recevoir le trophée.

Sandrine Bonnaire (radieuse à Saint-Jean-de-Luz) nous avait déjà bouleversés avec son documentaire consacré à sa sœur autiste « Elle s’appelle Sabine » un documentaire ni larmoyant ni complaisant, deux écueils dans lesquels il aurait été si facile de tomber. Véritable plaidoyer pour la mise en place de structures d’accueil pour les handicapés, hommage à ceux qui les encadrent, c’était aussi une véritable déclaration d’amour de Sandrine Bonnaire à sa sœur, un cri du cœur déchirant pour celle que 5 années d’hôpital psychiatrique changèrent à jamais mais qui joue un prélude de Bach avec la même facilité sidérante que des années auparavant. Sandrine Bonnaire parvient à nouveau, magistralement, à nous bouleverser avec son premier long-métrage de fiction.

Ce film nous raconte l’histoire d’un couple, Jacques (William Hurt) et Mado (Alexandra Lamy), dont le fils est décédé accidentellement, quelques années auparavant. Lorsqu’ils se retrouvent, le père devient obsédé par le petit garçon de 7 ans qu’elle a eu d’une autre union. Entre cet homme et ce petit garçon, un lien fort et inquiétant se crée dans le secret d’une cave.

Sandrine Bonnaire, pour son premier film, dès la première seconde, fait preuve d’une maitrise étonnante, d’une manière de nous « impliquer » dans son drame, avec intensité et empathie. La tension est croissante. Le regard à la fois doux et perdu, un peu fou mais surtout fou d’amour et de la rage de l’absence de William Hurt auquel sa caméra s’accroche souvent, y est pour beaucoup. Sa prestation est une des plus magistrales qu’il m’ait été donné de voir. Son personnage un des plus bouleversants de tendresse, de détresse, d’humanité, aux portes de la folie. Il va peu à peu s’enterrer, se recroqueviller au propre comme au figuré, pour aller au bout de cette détresse.

Jamais Sandrine Bonnaire ne tombe dans le pathos, toujours à hauteur de ses personnages, de leur cauchemar dans lequel elle nous enferme peu à peu, créant une tension croissante, bientôt suffocante. Elle ne juge jamais ses personnages mais les comprend, les suit pas à pas dans cette descente aux enfers. Ce sont aussi deux appréhensions du deuil. L’un tait et l’autre fait exploser sa douleur, descend jusqu’au plus profond de celle-ci. Deux personnages abîmés par les terribles vicissitudes de l’existence et d’autant plus humains et touchants.

Sandrine Bonnaire, si elle a certainement appris beaucoup avec tous les grands cinéastes avec lesquels elle a tournés (le prénom de Mado fait ainsi songer à Claude Sautet, d’ailleurs ce mélange des genres peut aussi faire penser à « Quelques jours avec moi » de ce même cinéaste, un film dans lequel Sandrine Bonnaire était d’ailleurs magistrale ; elle filme par ailleurs souvent la nuque et le dos d’Alexandra Lamy comme Claude Sautet avait coutume de le faire, notamment avec Romy Schneider), elle impose, dès son premier film, un style bien à elle, et surtout un regard et un univers.

En plus d’être une grande comédienne, Sandrine Bonnaire s’affirme ici comme une grande cinéaste en devenir. Elle filme la violence de la douleur avec une rage à la fois douce et âpre, sans jamais lâcher ses personnages tout comme cette douleur absolue ne les lâche jamais. Paradoxalement, un film qui fera du bien à tous ceux qui ont connu ou connaissent la douleur ineffable, étouffante et destructrice du deuil.

Avec ce film dramatique, absolument bouleversant, entre drame familial et thriller, Sandrine Bonnaire met des images sur l’indicible douleur et donne à William Hurt et Alexandra Lamy leurs meilleurs rôles (un premier rôle et une nouvelle fois un beau personnage de mère qui montre toute l’étendue de l’immense talent de cette dernière, à la fois ici sensuelle et terrienne) et signe une première fiction palpitante, poignante, d’une maîtrise étonnante qui vous fera chavirer d’émotion pour ces beaux personnages enragés de douleur.

Le même titre « J’enrage de son absence » aurait d’ailleurs pu convenir au film dont l’interprète féminine principale a reçu le prix d’interprétation : Laïne Magi pour son rôle dans le film « Une Estonienne à Paris », d’Ilmar Raag. Cette dernière y interprète une Estonienne quinquagénaire qui, après avoir consacré deux années à sa mère, part travailler en France suite au décès de cette dernière. Là, elle s’occupe d’une vieille dame, Frida, qui n’attend plus rien d’autre de la vie que l’attention que lui porte Stéphane, son jeune amant d’autrefois. Le film est produit par les producteurs de mon coup de cœur de l’édition 2011 du festival « Une bouteille à la mer » et possède en commun avec le film de Thierry Binisti une belle sensibilité et un récit qui fait se rencontrer deux solitudes qui, a priori, n’auraient jamais dû se croiser. La vieille dame délicieusement indigne est interprétée par Jeanne Moreau qui impose sa belle présence et assurance. L’une et l’autre vont trouver dans cette détonante rencontre ce qu’elles ne cherchaient plus. Les personnages sont soigneusement dessinés, non seulement les deux interprètes féminines mais également le personnage de Stéphane interprété par Patrick Pineau. C’est aussi l’histoire d’une liberté trouvée, de deux, et même trois solitudes qui vont se rencontrer, et  c’est surtout l’interprétation subtile et nuancée de l’interprète principale qui donne à ce film cette grâce ensorcelante. Le distributeur  a souligné que la force du film tenait surtout dans le fait de « faire se rencontrer deux mondes différents ».

C’est aussi de quête de liberté dont il était question dans le très beau « Syngue Sabour, pierre de patience»,  réalisation franco-afghane d’Atiq Rahimi  (primé en 2004 à Saint-Jean-de-Luz pour « Terres et cendres »)  qui a reçu le Chistera du meilleur film avec cette adaptation de son roman (scénario écrit avec l’aide de Jean-Claude Carrière) couronné du Goncourt en 2008, un roman qui était son quatrième livre mais le premier écrit en français, peut-être là aussi une manière d’instaurer une distance et de se mettre dans la peau de cette femme courageuse qui va révéler ses peurs , ses désirs, se dévoiler. « Syngué sabour » signifie en persan « pierre de patience ». On raconte ainsi que jadis existait une pierre magique à laquelle on pouvait se confier, qui délivrait ainsi des souffrances et des peines. Alors qu’à l’extérieur la guerre fait rage, c’est la sienne, de rage, que va exprimer cette jeune afghane.  Son Syngué sabour à elle, c’est  son mari, un combattant paralysé, condamné au silence, à l’inertie, après qu’une balle se soit logée dans sa nuque sans pour autant le tuer. Alors, sans savoir s’il entend ou comprend, elle lui parle, elle lui parle de plus en plus, et ne vient même bientôt plus que pour cela tandis qu’autour d’elle c’est le chaos. Sa confession sans retenue, sans pudeur même, va peu à peu la libérer de ses secrets, libérer son corps et la libérer de toutes ces conventions sociales et religieuses dans lesquelles elle était enfermée. Bouleversant et magnifique portrait de femme qui s’’émancipe, sublimée par la photographie et les mots « enragés » de désirs et liberté de l’auteur, c’est aussi une magnifique leçon de courage et un hymne à la liberté. Atiq Rahimi n’a pas pu être présent à la cérémonie mais  a tenu à envoyer le message suivant « Je remercie le Festival pour l’honneur qui m’est fait, écrit-il. Mais je maudis la guerre qui m’a inspiré cette histoire ».

Comme une réponse en miroir dans « Les voisins de Dieu » le film israélien de Meni Yaesh, chistera du jury jeunes et du meilleur réalisateur, c’est une jeune femme qui va ouvrir les yeux d’un jeune Israélien qui s’enferme dans l’intolérance. C’est « un visage inédit de la société israélienne » que propose le réalisateur comme l’a souligné le distributeur du film.

Avi, Kobi et Yaniv sont  trois amis vivant en Israël,  à Bat Yam, unis par les leçons du rabbin, le backgammon et la musique électronique mais surtout par leur vision de la religion ; il se sont ainsi autoproclamés surveillants de leur quartier et ne tolèrent ni les tenues jugées indécentes des jeunes femmes,  ni les Arabes de Jaffa qui passent avec leur voiture mettant la musique à tue-tête… Sans jamais surligner, Meni Yaesh montre les paradoxes de la religion quand elle est poussée à l’extrême et devient l’unique guide et repère et quand, au contraire des valeurs qu’elle prône, croyance rime alors avec intolérance. Le réalisateur ne juge pas vraiment, n’apporte pas de solutions. Il montre simplement, sans manichéisme, ni angélisme. Là aussi le personnage principal va se libérer, non pas d’une religion ou de règles qu’on lui impose comme dans le film d’Atiq Rahimi mais de celles qu’il s’impose et surtout aux autres, comme un refuge, un repère. C’est une jeune femme, Miri (une de celles à qui il a reproché sa tenue indécente) qui le fera s’interroger, alors écartelé entre ses désirs qui le perturbent et ses règles qui le rassurent. Un film énergique (très influencé par le cinéma américain) et clairvoyant aussi lauréat du prix SACD de la 51ème semaine de la Critique de Cannes 2012.
Le public, quant à lui, a préféré « Dead Man Talking », première réalisation de l’acteur belge Patrick Ridremont, qui débute directement par le long-métrage sans passer par la case (que certains disent obligée) du court-métrage.

C’est l’histoire d’un condamné à mort également interprété par Patrick Ridremont, sorte de Shéhérazade au masculin, qui, chaque soir, raconte sa vie pour reporter sa condamnation, profitant d’un vide juridique selon lequel le condamné peut s’exprimer autant qu’il le souhaite et ainsi repousser sa condamnation à la même heure le lendemain si, à minuit, il n’a pas fini de parler. Odieusement séduisant et habile, il va ainsi être récupéré par un gouverneur en mal d’électeurs qui va transformer ses récits en émissions de télévision sur les conseils de son arriviste conseillère (Virginie Efira). Patrick Ridremont, malgré un symbolisme appuyé, malgré des clichés un peu éculés (le politicien prêt à tout pour être élu …), plus que la critique de la politique-spectacle et de l’opportunisme d’une télévision prête à tout pour un surcroît d’audience ou encore un public qui se laisse aller au sentimentalisme car en quête de héros quels qu’ils soient surtout s’ils leur ressemblent dans leurs faiblesses, parvient à nous faire passer du rire aux larmes, et à mêler les genres avec une certaine habileté, teintant de tendresse son humour très noir et parfois ravageur. A voir aussi pour Christian Marin dont c’est le dernier rôle, irrésistible en prêtre distrait porté sur la boisson.

Comme chaque année, le festival proposait également une compétition de courts-métrages. Le prix du jury a été attribué à « Ce n’est pas un film de Cow-boys » de Benjamin Parent (qui figure d’ailleurs dans la présélection des courts-métrages aux César), le prix du public à « Renée » de Jézabel Marques-Nakache et le prix Ciné + à « Edwige » de Mounia Meddour, ce dernier dominant largement la sélection un peu trop tournée vers la comédie à mon goût avec des films relevant parfois plus du sketch que de la vraie proposition cinématographique, instaurant rapidement une atmosphère inquiétante dans un décor  et avec un personnage principal-Edwige donc- grisâtres a priori plus moroses que dangereux. Je suis impatiente de voir son premier long-métrage apparemment sur un sujet similaire (Edwige, apparemment inoffensive vivant seule dans une grande demeure, employée d’un hôtel à Saint-Valery-en-Caux, qui s’éprend dangereusement d’un des clients).

A noter également parmi les courts-métrages en compétition « Partir » de Christophe Brachet et son très beau pitch :

« C’est le rêve qui guide nos existences.

C’est le rêve qui nous mène parfois loin de tout.

Et c’est aussi le rêve qui nous perd et nous enchaîne à la réalité.

Mais le choix reste toujours possible : partir ? »

Et si je vous parle de celui-ci c’est parce que son réalisateur/acteur était aussi le photographe officiel du festival, des clichés qui d’ailleurs n’en étaient pas, révélant autre chose que l’image habituelle, caricaturale, de face et figée sur papier glacée, captant un supplément d’âme (peut-être ce que Lelouch nomme des « moments de vérité »), un moment d’abandon, souvent un mystère, une ombre ou au contraire une lueur dans le regard, une grâce…peut-être ce rêve qui libère et enchaîne tout à la fois, cette envie d’ailleurs : de partir (site officiel : http://www.christophe-brachet.fr ).

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Le festival s’était ouvert avec « Rue Mandar », d’Idit Cébula, également en compétition. La cinéaste était de retour à Saint-Jean-de-Luz, 5 ans après avoir obtenu le Chistera du meilleur film pour « Deux vies plus une ».  Au générique de ce deuxième long-métrage de la cinéaste, une très belle distribution : Sandrine Kiberlain, Richard Berry, Emmanuelle Devos, Emmanuelle Bercot, Lionel Abelanski, Mehdi Nebbou, Micheline Presle, Michel Jonasz et Jackie Berroyer… et c’est là le principal atout du film. Elle prend visiblement beaucoup de plaisir à filmer et voir jouer ses comédiens, à les voir pleurer et plus encore se chamailler, ce qu’ils réussissent d’ailleurs fort bien, en particulier dans une scène de repas jubilatoire… Pour le reste, en traitant d’un sujet peut-être trop personnel et qui pourtant aurait pu toucher chacun d’entre nous touché par un deuil proche, elle laisse le spectateur à distance et ne va pas complètement au bout de son sujet nous laissant avec un goût d’inachevé… Enfin, le festival s’est achevé avec un film aussi délirant que sa présentation par ses réalisateurs : « Mais qui a re-tué Pamela Rose ? » de Kad Merad et Olivier Baroux, aussitôt vu, aussitôt oublié mais auquel on ne peut nier l’efficacité pour détendre les zygomatiques  (très drôle caricature du cinéma américain et la manière dont celui-ci voit Paris).

Après cette petite parenthèse basque, riche de belles découvertes cinématographiques, retour à la vie parisienne, à l’écriture mais aussi évidemment aux projections. Je vous parlerai prochainement aussi de théâtre (retour aux Master class de Jean-Laurent Cochet), de cinéma (avant-première de « Comme des frères »), d’un évènement (le prix Elle lundi prochain dont je faisais partie du jury)…et de mes propres projets.

Palmarès complet du Festival:

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Le jury, présidé par Audrey Fleurot, entourée de Pauline Etienne, Elodie Navarre, Michaël Cohen, Julien Courbey, Cyril Mennegun et Thierry Neuvic, a décerné les prix suivants :

CHISTERA DU MEILLEUR RÉALISATEUR

Parrainé par Ciné +

> Meni YAESH

Pour le film LES VOISINS DE DIEU (Israël)

Distribué par Sophie Dulac Distribution – Sortie en salles début 2013

CHISTERA DU MEILLEUR FILM

Parrainé par France Bleu

> SYNGUÉ SABOUR, PIERRE DE PATIENCE de Atiq Rahimi (Afghanistan / France)

Distribué par Le Pacte – Sortie en salles le 20 février 2013

CHISTERA DE LA MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE

Parrainé par le Casino Joacasino

> Laïne MAGI

Pour le film UNE ESTONIENNE À PARIS de Ilmar Raag (Estonie / France)

Distribué par Pyramide – Sortie en salles le 26 décembre 2012

CHISTERA DE LA MEILLEURE INTERPRÉTATION MASCULINE

> William HURT

Pour le film J’ENRAGE DE SON ABSENCE de Sandrine Bonnaire (France)

Distribué par Ad Vitam – Sortie en salles le 31 octobre 2012

CHISTERA DU COURT-MÉTRAGE

Parrainé par GDF-SUEZ

> CE N’EST PAS UN FILM DE COW-BOYS de Benjamin Parent (France)

Le public s’est aussi exprimé à travers deux votes :

CHISTERA DU PUBLIC

Parrainé par France 4

> DEAD MAN TALKING de Patrick Ridremont (Belgique)

Distribué par Atypik Films – Sortie en salles le 27 mars 2013

CHISTERA DU PUBLIC DU COURT-MÉTRAGE

> RENÉE de Jézabel Marques-Nakache (France)

Le jury jeunes, composé de 5 lycéens de la région, a choisi de décerner son prix à :

CHISTERA DU JURY JEUNES

Parrainé par Allianz

> LES VOISINS DE DIEU de Meni Yaesh (Israël)

Distribué par Sophie Dulac Distribution – Sortie en salles début 2013

Le partenaire Ciné + a choisi de distinguer un court-métrage :

CHISTERA + DU COURT-MÉTRAGE

Parrainé par Ciné +

> EDWIGE de Mounia Meddour (France)

LIENS:

Mon compte-rendu du Festival International des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz 2011

Le site officiel du festival

Découvrez les 6 blogs inthemood : http://inthemoodlemag.com , http://inthemoodforfilmfestivals.com , http://www.inthemoodforcinema.com , http://www.inthemoodforcannes.com , http://www.inthemoodfordeauville.com , http://www.inthemoodforluxe.com .

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Sandra Mézière

Blogueuse et romancière. Passionnée, avant tout. Surtout de cinéma et d'écriture. Diplômée en droit, sciences politiques, médiation culturelle (mémoire sur le cinéma avec mention TB) et d'un Master 2 professionnel de cinéma. 15 fois membre de jurys de festivals de cinéma (dont 10 sur concours d'écriture). 21 ans de pérégrinations festivalières. Blogueuse depuis 13 ans. Je me consacre aujourd'hui à ma passion, viscérale, pour le cinéma et l'écriture par l'écriture de 7 blogs/sites que j'ai créés ( Inthemoodforfilmfestivals.com, Inthemoodforcinema.com, Inthemoodfordeauville.com, Inthemoodforcannes.com, Inthemoodforhotelsdeluxe.com, Inthemoodforluxe.com... ), de romans, de scénarii et de nouvelles. en avril 2016, a été publié mon premier roman au cœur des festivals de cinéma, aux Editions du 38: "L'amor dans l'âme". Pour en savoir plus sur mon parcours, mes projets, les objectifs de ce site, rendez-vous sur cette page : http://inthemoodforfilmfestivals.com/about/ et pour la couverture presse sur celle-ci : http://inthemoodforfilmfestivals.com/dans-les-medias/ . Je travaille aussi ponctuellement pour d'autres médias (Clap, Journal de l'ENA, As you like magazine etc) et je cherche également toujours à partager ma passion sur d'autres médias. Pour toute demande (presse, contact etc) vous pouvez me contacter à : inthemoodforfilmfestivals@gmail.com ou via twitter (@moodforcinema, mon compte principal: 5200 abonnés ). Vous pouvez aussi me suivre sur instagram (@sandra_meziere).

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